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2 octobre, 2009

COMMUNICATION ADAPTEE OU LANGAGE CLAIR

Classé dans  A PROPOS DE LA DEFICIENCE INTELLECTUELLE — amwaldschmidt @ 20:38

Elle commence par un langage clair, Le Langage Clair ou Parlé Simplifié impulsé par la Communauté Européenne.

Le Langage Clair, qu’est-ce que c’est ? Voir page Langage Clair : http://www.siwadam.com/hmm/e3.htm
Reprises de cette page et applications :

Le concept  » langage clair  » n’est pas universel. Il est donc impossible d’écrire un texte qui s’adapte aux capacités de tous ceux qui ont des problèmes de lecture et de compréhension. Toutefois, le texte en langage clair est généralement caractérisé par:

L’usage d’un langage simple, sans détours.

Depuis quelques temps le Directeur National du Sport Adapté au Cameroun échange avec plusieurs participants d’établissements différents, dont le foyer de Verdun,  sur Internet. Il se met à leur niveau pour répondre à leurs nombreuses questions par des phrases simples.

L’échange entre des groupes d’IMC,  un participant mal voyant et des personnes déficientes intellectuelles se passe d’autant mieux que les questions sont directes et simples « comment tu fais? »

La présence d’une seule idée maîtresse par phrase. Exemple : récemment j’ai entendu un dialogue entre une résidente et une éducatrice :

« - je ne veux pas aller au voyage
- qu’est ce que tu vas faire alors?
- je veux dessiner
- si je comprends bien tu préfères dessiner au foyer que manger avec nous sur le bateau?
- non tu comprends rien, je veux pas aller sur le bateau! »

L’absence de langage technique, d’abréviations et d’initiales.

Une structure claire et logique.

Il est relativement facile de traiter de sujets simples et concrets ; plus difficile est la description de concepts abstraits, à faire comprendre aux personnes déficientes intellectuelles. L’abstraction est à éviter autant que possible. Si le concept abstrait est incontournable, illustrez le d’exemples concrets.

Exemple : pour une personne qui ne se repère pas dans le temps, représenter l’heure du lever par un réveil, le matin par un bol, 23h par un lit, le dimanche par une église etc. Pour savoir quel pictogramme convient le mieux pour leur compréhension, le mieux est de leur demander leur avis.

        reveil.bmp                                 bol.jpeg                             faslit.jpeg

Au foyer où j’ai travaillé, les plannings étaient illisibles pour les résidents. Avec les personnes concernées, j’ai mené une réflexion sur le « comment faire? » La solution a été trouvée avec des pictogrammes et des photos. Ainsi il est devenu plus facile pour eux de repérer quand leurs référents sont présents. (voir trucs et astuces dans la partie Informatique de ce site).

Un langage simple et sans détours ne signifie pas infantile ou simpliste. Si l’information s’adresse principalement à des lecteurs adultes elle doit être écrite et présentée en une forme appropriée à leur âge.

L’aspect graphique de l’information a son importance. Photos, images ou symboles devraient expliciter le texte au maximum. Ces illustrations doivent s’expliquer par elles-mêmes et constituer un complément clair. La mise en page du texte et des illustrations doit être considérée avec attention.

Le public le plus large possible devrait être capable de comprendre une publication en langage clair. En voici donc la définition :

Elle ne contient que l’information essentielle, elle est écrite et présentée de la manière la plus directe qui soit, afin qu’un public le plus large possible la comprenne.

Comment écrire un document en langage clair ?

1 : Définir le but de la publication

2 : Décidez de la matière

3 : Rédigez un avant projet

4 : Vérifiez si les personnes concernées comprennent votre avant-projet

5 : Corrigez l’avant-projet

6 : Revérifiez

Certaines règles sont à observer :

Utiliser un langage simple, sans détours, tant pis pour les répétitions il faut être compris.
Evitez les concepts abstraits, il faut parler concret pour être compris
Utilisez des mots brefs et du langage quotidien, il faut que les personnes s’y retrouve dans leur vécu
Privilégiez le style direct, adressez vous aux personnes concernées et ne généralisez pas, n’utilisez pas de formes impersonnelles
Utilisez des phrases brèves
Utilisez des exemples pratiques dans le vécu quotidien
Adressez-vous au lecteur avec respect
Ne traitez qu’une idée principale par phrase
Utilisez un langage positif (ne dites pas : « tu ne peux pas ne pas comprendre! »)
Utilisez les verbes à la voix active plutôt qu’à la voix passive
Ne supposez pas de connaissance préalable sur le sujet
Utilisez les mots de manière conséquente
Observez une ponctuation simple (pas de point virgule)
Evitez le mode subjonctif
Attention aux figures de style et métaphores peu courantes
Soyez prudent en chiffres (préférez le terme « beaucoup » ou « un grand nombre de » plutôt que 200 425)
N’empruntez pas de mots d’autres langues
Evitez les références à d’autres articles
Mentionnez autant que possible une adresse de contact pour de plus amples informations avec une ou des photos
Evitez le jargon, les abréviations et les initiales

Les voix

Intervenant dans les supports d’information seulement, elles peuvent être réenregistrées en utilisant un micro branché sur l’ordinateur grâce à l’outil magnétophone intégré dans Windows. Pour des personnes qui ne peuvent pas lire, l’importance est évidente dans l’association de sons, voix avec des pictogrammes ou photos.

La communication par Internet aussi permet cela. E-mails vocaux, forum vocal.

Les photos

C’est le moyen essentiel de communication dans les documents. Il donne du sens, surtout lorsque la ou les personnes destinataires sont en grande difficulté. Les photos seront donc remplacées par celles de l’établissement, des locaux, des professionnels… il est conseillé, pour ce faire, de constituer une banque de données de photos sur ordinateur en utilisant un appareil photo numérique ou un scanner.

Les pictogrammes

Le mot « pictogramme » est composé de deux termes : le premier « picto » est issu du latin « pictus » qui signifie « peint » et le second du grec « gramma » qui peut vouloir dire soit « lettre » soit « graphique ». Le mot pictogramme signifie donc « représentation peinte ou dessinée »

Il existe trois sortes de pictogrammes !

- les pictogrammes figuratifs qui représentent exactement l’objet auquel ils se réfèrent.

- les pictogrammes schématiques où le dessin est simplifié et suggère schématiquement l’objet.

- les pictogrammes abstraits qui ne représentent aucun objet précis mais qui constituent un code que l’on ne peut connaître sans l’apprendre (ex : le code de la route)

Ils peuvent intervenir, en complément des photos, pour exprimer des notions abstraites et non liées à des situations ou à des personnes. Ils sont donc utilisables tels quels, mais peuvent être supprimés ou remplacés, par exemple par des dessins ou des  » clip art « .
    pecher.jpeg                        tokeralaporte.jpeg                      rentrer.jpeg

 

BIBLIOGRAPHIE CONSEILLEE POUR ETUDIANTS EN TRAVAIL SOCIAL

Classé dans  A PROPOS DE LA DEFICIENCE INTELLECTUELLE — amwaldschmidt @ 19:11

Marc BARTHELEMY  

Histoire de l’enseignement spécial en France  1760/1990

SNADOC – Editions DIALOGUES

M. ZAFIROPOULOS

Les arriérés de l’asile à l’usine                                                       

PAYOT 1981

P. MORASSE

Intervention sur le vieillissement des personnes handicapées mentales

Espace Formation Santé Sociale

M. FOUCAULT

Histoire de la folie à l’âge classique

PLON (collection -10/18)

Cl. LOSPIED

Handicapés, quels sont vos droits (loi de 1975)

APF

H. MUSSET

Lucy, pas comme les autres

CALMANN-LEVY

F. DOLTO

la difficulté de vivre

INTER EDITIONS

H. WALLON

l’évolution psychologique de l’enfant

U2 COLIN

G. DREANO

Guide de l’aide médico psychologique

DUNOD

M. JAEGER

Guide du secteur social et médico-social

DUNOD

M. CRETON

De quoi je me mêle – les handicapés et nous

PLON 1993

P.E. QUINN

Les cris du silence

FRANCE LOISIRS

B. BETTELEHEIM

La forteresse vide

B.   GALLIMARD 1984

P. POIVRE D’ARVOR

Elle n’était pas d’ici

P.    ALBIN MICHEL 1995

M. L. ROZAN

Ondine, dépêche-toi de marcher

ALBIN MICHEL 1992

L. RUSSEL

Le silence des coups

GRD LIVRE DU MOIS 1993

D. WILLIAMS

Si on me touche, je n’existe plus

R. LAFONT 1992

S. IONESCU

La déficience intellectuelle T1

NATHAN U. 1993

S. IONESCU

La déficience intellectuelle T2

NATHAN U. 1995

F. FREDET

Mais, Madame vous êtes la mère

le Centurion 1979

F. DOLTO

L’échec scolaire

GRD LIVRE DU MOIS

PEETERS T.  

Autisme, la forteresse éclatée

Pro Aid Autisme 1988 rééd. 1994

GRANDIN T.

Ma vie d’autiste

Odile Jacob 1994

MANNONI M.

L’enfant, sa maladie et les autres

1967 
SCHOPLER – REICHLER-LANSING 

Stratégies éducatives de l’autisme

MASSON 2000

GRERARDIN COLLET – RIBONI

Autisme : Perspectives actuelles

L’Harmattan Forum IRTS de Lorraine 2000

Les cahiers de l’UNAPEI

Livre Blanc : les personnes autistes accueillies dans les établissements affiliés à l’UNAPEI

UNAPEI 1998

     
     
     

Ces ouvrages sont d’une lecture relativement aisée et retracent bien les thèmes abordés.